F.A.Q.


François BAYROU n’est-il pas bien seul ?

Cela n’a jamais été vrai et cela l’est de moins en moins.

Il a autour de lui depuis des années une fidèle seconde, Marielle de SARNEZ, qui suit particulièrement la politique européenne et internationale, des vice-présidents très compétents et écoutés comme Robert ROCHEFORT (société, économie), Jean-Luc BENHAMIAS (écologie, sports, culture), un porte-parole jeune et convaincant, Yan WEHRLING, des sénateurs et des maires qui sont aussi des sages : Jacqueline GOURAULT, Jean-Marie VALERENBERGHE…

Il a été rejoint récemment par des gens de gauche (Jean PEYRELEVADE), de droite (Alain LAMBERT), du centre (Jean ARTHUIS), tous trois grands spécialistes de problèmes financiers.

Depuis la semaine dernière, il a avec lui, si l’on peut dire, la Cour des Comptes et son Président, qui ont confirmé ses analyses sur la situation de la France. Et bientôt les dérives sarkozystes lui vaudront d’autres ralliements, après celui de Philippe DOUSTE-BLAZY, qui vient de donner raison à sa démarche d’indépendance.


S’il est élu, comment fera François BAYROU pour gouverner ? Avec qui ?

Il l’a expliqué plusieurs fois.
C’est très simple et conforme à la Constitution, qui donne à cet instant de la vie politique une influence décisive au Président. S’il est élu, bon nombre de députés seront élus après lui sur son programme.

En fonction des résultats des législatives, il trouvera un accord de gouvernement avec ceux qui seront prêts à gouverner ensemble.
Non par des débauchages individuels, mais par une adhésion à un contrat décidé publiquement et engageant les uns et les autres sur l’essentiel : le redressement de la France.


À propos du « coup de main à Marine LE PEN pour les signatures », souhaité par François BAYROU.  Faut-il vraiment aider une candidate démagogue et xénophobe ?

Une élection sans Mme LE PEN, c’est-à-dire qui exclurait 15% des électeurs, c’est impensable. Ce serait « un trouble », comme le dit François BAYROU.

D’autant plus que bon nombre de ces électeurs-là sont précisément ceux qui se sentent exclus, mal considérés, mal aimés, et que le vote FN est pour eux une manière de protester. On peut être de cet avis tout en détestant les idées de l’extrême-droite et en souhaitant son échec. Rappelons-nous la formule : « je suis en désaccord total avec vos idées, mais je suis prêt à me battre pour que vous ayez la liberté de les exprimer ».

Et François BAYROU ne propose pas « l’appui du MoDem », mais une concertation au grand jour entre les grands courants démocratiques. L’objection de Manuel VALLS sur « l’arrière-boutique » tombe donc vraiment à plat. Un appel lancé (par François BAYROU) sur France 2 et sur RTL, c’est quand même autre chose qu’une combine d’arrière-boutique. Comme par exemple l’accord PS-Verts.


François BAYROU est-il pour ou contre l’euro ?

François BAYROU a toujours dit deux choses.

D’un côté, la crise de l’euro est due à un défaut de gouvernance économique et financière européenne. L’impopularité actuelle de cette monnaie est liée à l’absence de transparence démocratique des décisions. Le citoyen ne parvient pas à voir, à « lire » l’Europe. Il est par exemple nécessaire qu’un Président de l’Union Européenne soit élu directement au suffrage universel, et que les pouvoirs du Parlement européen soient élargis.

En même temps, avec la grande majorité des économistes, François BAYROU pense que la monnaie commune, monnaie forte, nous a protégés de bien des catastrophes.  La situation actuelle serait bien pire sans l’euro : songeons au prix de l’essence ! Surtout, les conséquences d’un « retour au franc » seraient dramatiques pour notre pays. Il faudrait rembourser en monnaie faible nos énormes dettes en monnaie forte… Ce serait la certitude d’une lourde aggravation de la crise sociale.


François BAYROU ne passe-t-il pas trop « la main dans le dos » des enseignants ? N’est-il pas trop conservateur ?

Depuis ses quatre années au Ministère de l’Education Nationale, François BAYROU est écouté et bien souvent aimé des enseignants. Il sait les comprendre et leur parler.

Il défend l’idée qu’il faut mettre un terme à une « réformite » épuisante et inefficace. Il n’est pas conservateur, mais veut agir par inflexions successives, en faisant sa place à l’expérimentation et à l’observation des « meilleures pratiques », en France et à l’étranger, afin de les diffuser.

Sa proposition : procéder par étapes, en assurant chaque fois les bases. Que pas un élève ne sorte du primaire sans savoir lire, écrire, compter (le calcul mental !), s’exprimer convenablement. Au terme du secondaire, que la Terminale soit désormais l’année préparatoire à l’université. Que tout élève en difficulté, à tous les degrés de la vie scolaire, se voie accorder un soutien adapté.


La « thérapie financière » préconisée par François BAYROU n’est-elle pas trop rude ? Cette austérité ne risque-t-elle pas de casser la croissance, et de nous conduire à la récession ?

Aujourd’hui la croissance n’est pas là.

Le dernier rapport objectif de la Cour des Comptes, présidée par le socialiste Didier MIGAUD, est tout à fait clair. Si nous ne remettons pas rapidement nos finances en ordre, nous courons à la catastrophe. C’est aussi ce que disent à gauche Michel ROCARD et Jean PEYRELEVADE (ce dernier, soutien de François BAYROU), comme au centre et au centre droit Robert ROCHEFORT, vice-président du MoDem, mais aussi Jean ARTHUIS et Alain LAMBERT, qui viennent de rejoindre François BAYROU.

Ce qu’il faut, pour éviter les dégâts sociaux connus par la Grèce et à un moindre degré par l’Espagne et le Portugal, c’est tenir bon sur l’essentiel : la sécurité sociale, le système mutualiste, la préservation des aides aux personnes en difficulté. Pour relancer l’activité, un bon niveau de consommation est indispensable, à condition qu’on se tourne chaque fois que possible vers le « produit en France ». C’est une des conditions d’une réindustrialisation qui seule assurera le retour à l’emploi et à une croissance durable.